Edito

Bonjour à tous !

Si vous avez envie de partager avec tous les stagiaires, tous les animateurs, tous les conseillers J&S, vos productions et vos émotions en Haut-Allier, ce blog est fait pour vous ! 
N'hésitez pas à me faire parvenir vos remarques et tout ce que vous souhaitez voir figurer ici !

A bientôt,
Aline
Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 10:49

 

[...]

A chacun sa biennale. La mienne fut tout d'abord hésitante. Irai-je en train ou pas en train ? 7 heures en dépit de la beauté du paysage sont de nature à faire reculer de plus motivées que moi (sauf Françoise à qui je tire mon chapeau !). Voiture ?   Le souvenir des tempêtes de l'hiver dernier me glaçait d'avance. Et puis au fait je ne voyage guère et mes talents de croqueuse ou d'aquarelliste sont de nature à me clouer sur place. De plus où allais-je dormir ? Qui me tiendrait compagnie ?  J'allais donc renoncer.  Pourtant une petite voix me disait : 

 

-  enfin ce carnet tu y as participé, dans la douleur bien sûr, mais là, c'est la fin du voyage et en plus celà risque fort d'être le dernier. Alors ? Alors j'en étais là.

 

 Heureusement le collectif c'est formidable : Josiane, Claudine, Charles déployaient à distance  leurs arguments et des solutions pour que j'entreprenne l'expédition. Ils étaient adorables. Ils ont réussi à me donner l'impression que mon absence aurait gâché leurs retrouvailles. (Vous n'aurez pas été sans remarquer que la tendance est aux egos surdimensionnés, le mien ne faisait pas exception). Et puis  Il y avait aussi Geneviève retour du Mexique que je pouvais prendre au passage. Il suffisait de s'organiser et de prendre le temps. Vive la retraite !



 

J'ai démarré le mercredi après-midi par un soleil éclatant. Première étape Montpellier. J'y suis arrivée à la nuit tombée, embouteillages maximum, le plan de Josiane au kilomètre près était parfait, à part une fâcheuse  fontaine que j'ai vainement cherchée.  Elle m'a conduite jusque dans une ZUP Montpellieraine ! A l'aide du portable et après une errance qui était déjà un voyage j'arrivais enfin chez Josiane. Je ne suis plus seule dans le Sud du Massif Central c'est un réconfort merveilleux. Un accueil chaleureux, une délicieuse Garbure m'attendait. Une bonne nuit et le lendemain j'entreprenais la visite de la ville.

 

J'ai eu un coup de coeur pour Montpellier. Le temps d'automne était fantastique. J'ai déambulé dans les rues pleines de charme  de la vieille ville, acheté des boucles d'oreilles, admiré les boutiques de mode et de cadeaux, déjeuné sur une terrasse ensoleillée (n'oublions pas que nous sommes en novembre), enfin puisqu'il s'agit d'un voyage culturel le musée Fabre était au programme. Je suis allée directement à l'étage du XXème siècle, je voulais admirer les Soulages, je voulais retrouver l'émotion qui m'avait saisie à Conques. J'étais seule devant ces immenses toiles, j'ai eu beau convoquer tous mes sens il ne s'est rien passé. Ce sera pour une autre fois. Pourtant il y a au musée Fabre un extraordinaire Vieira Da Silva dans les blancs vertigineux faisant la nique aux noirs de Soulage, l'émotion était là où je ne l'attendais pas. Allez-y c'est un magnifique musée.

 

Un des neuf  mercis  de Char à Vieira Da Silva : La grille " Je ne suis pas seul parce que je suis abandonné. Je suis seul parce que je suis seul, amande entre les parois de sa closerie."

 

Après un tour à la magnifique librairie Sauramps, même pas fatiguée, je retrouvais Josiane. Nous avons terminé la soirée à la Brasserie du Théâtre au décor 1920 devant une choucroute de poisson.... La belle journée !  Marseille - Montpellier deux métropoles aux antipodes l'une de l'autre. Josiane et moi avons décidé d'en faire un carnet ! 

 

Le lendemain - le soleil  toujours là - j'attaquais le Massif. L'A 75 par beau temps c'est somptueux. On se croirait dans un film en cinémascope. J'arrivais vers midi sur l'aire de l'Aveyron un chocolat bien chaud pour attendre Geneviève. Ponctuelle à 12 h30 elle était là, tenant sa tête dans ses mains, souffrante d'une dent arrachée mais vaillante comme toujours. C'est elle qui a continué à tracer la route me contentant d'être le co-pilote. Nous avons salué Loubaresse et Ruynes en Margeride. Nous sommes bonnes pour le Paris-Dakar. A 15h30 nous étions au Corum Saint Jean, notre résidence. Rien à en dire sinon que j'ai rajeuni d'un coup de cinquante ans... pas mal non !

 

Enfin direction le Polydôme pour retrouver les autres et la  présentation officielle de notre carnet. Il fallait se saper. Nous étions sapées. La vedette revenant bien sûr à Claudine en mini jupe et à Christiane  qui a fait un discours du tonnerre  devant les huiles et notre stand qui était magnifique (le stand). Il y avait du monde : l'éditeur, André, Isabelle, Pierre,  Pascal toujours charmant, d'autres encore que nous avons rencontrés au hasard de tous nos stages. Nous avons ri, mangé, bu et tout à coup il n'est plus resté que nous les carnettistes et Charles. Tous les autres avaient disparu. On ne les a plus revus. Ca m'a fait drôle ! Merci Charles de nous avoir sans cesse accompagnées pendant ces deux jours et répondu avec gentillesse  à toutes nos demandes, ta présence toujours souriante et un peu nostalgique  faisait le lien et c'était bien.


    
 

Et notre carnet me direz-vous (pour celles et ceux qui n'étaient pas là) ? D'aucun l'ont trouvé trop vert... Je l'ai personnellement trouvé superbe le mot n'est pas trop fort, enfin un peu. Je sais qu'il s'en est vendu, j'ai guetté les clients à la librairie ! Si.

 

Après :  deux jours de vagabondages. Vendredi soir dîner au resto que vous connaissez, mieux vaut y manger la truffade plutôt qu'une soupe de poisson mais Geneviève étant condamnée aux soupes en a payé le prix. C'est fou comme un malheur n'arrive jamais seul.

 

Le lendemain nous retrouvions les retardataires de Montpellier. En piste pour des ateliers plus ou moins attractifs. En ce qui me concerne je m'obstine mais c'est chaque fois une épreuve. Heureusement, tout le monde s'étant précipité chez un carnettiste charmeur et talentueux Jean-Michel Charpentier, lassée de mes échecs en arts graphiques,  je me suis réfugiée avec Geneviève dans un atelier d'écriture où enfin je me suis sentie un peu plus gratifiée.

 

Dans les stands Il y avait un monde fou. Sagement je me suis dit que suivre Aline ne serait pas un mauvais plan.   Nous avons découvert un immense carnet émouvant fabriqué par des migrants avec l'aide d'un jeune homme engagé qui fait de l'alphabétisation et nous a expliqué combien il était important pour eux d'être exposés. Nous avons assisté à une lecture de "Cargo mélancolie" d'Alexandre Bergamini étrange jeune homme un peu énigmatique pour qui le voyage est l'occasion de partir à la découverte de soi. Marché sur les chemins de Stévenson, humé les odeurs de l'Afrique, vibré aux couleurs de l'Espagne revenant de temps en temps à notre port d'attache sur les bords de l'Allier où ont défilé un nombre de visiteurs honorable.



Samedi soir une partie de crêpes géantes aux marrons, aux poivrons, aux pommes arrosées de Calva, à l'andouille, où le rire l'a disputé aux larmes, nos ardeurs batailleuses des jours anciens enfin éteintes. Nous avions atteint le but.

 

Nous avons continué le lendemain commmençant à espérer des retrouvailles, posant des jalons pour un stage avec Yvette au printemps... Je ne désespère pas de faire des progrès. Faisant nos achats : des coups de coeur pour Eban, pour un carnet sur Tchernobyl. Je me suis personnellement offert le carnet que je m'étais refusé l'année dernière "Ce que j'aime en toi"  et aussi "Vietnam Song" un voyage sur les traces de Marguerite Duras par deux jeunes soeurs Gaétane et Emeline Belliot talentueuses qui ont obtenu le prix de l'écriture. J'ai flashé sans trop savoir pour "Retourner l'infâme" de Bergamini sur Marseille la nuit, carré blanc plus plus...

 

Dans l'après-midi nous avons commencé à nous quitter, puis plus que quelques unes nous avons avec tristesse démonté notre stand. [...]
 



Evidemment mon compte rendu est un peu long et je sais que le temps pour vous est rare, ne m'en veuillez pas, à vous écrire j'ai fixé ces jours, parenthèses ludiques. J'ai écrit pour nous, pour celles qui n'étaient pas avec nous, pour Kat aussi qui espérait avoir des échos. [...]

 

Rachel



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Quelques instantanés sans paroles !


A tout seigneur, tout honneur  : notre stand...

   <-- vue générale


Vues détaillées -->       

          |
          v
        
 

encore plus détaillées :

   

      

                         



L'atelier de J.-M. Charpentier :

J.-M. Charpentier  

        un public attentif     

 


                la technique de la carte


Quelques réalisations

    

    

    

    


Et enfin, le pot officiel, en présence des autorités...

                          
  





                                                                                                                       
                                                                                                                    


     



Claudine, Catherine


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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 16:54
Consignes :

Choisir  une photo,  écrire.
Toutes les 5 minutes, la photo tourne. Continuer d’écrire… jusqu’à revenir sur sa photo de départ.

Les photos :
 
1) Vue d’ensemble.
2) L’arche devant le gîte
3) Le jardin du gîte
4) Les mains en train de composer un texte " mystères à prades "
5) Le toit de la vieille école 
6) la portion de chemin de fer
7) une porte et son heurtoir
8) Retour sur la première photo.
 
Les textes : 
 
Regard sur un triptyque qui sonne l’histoire de ces lieux, comme résonnent les trois cloches. Une main, grande ouverte, se pose sur Prades. L’index sur le clocher, le petit sur la chapelle, les autres ça et là sur les tombes. C’est une comptine qui se joue de la naissance à la mort
Passage 
 

Prades-Mur46.jpg

Passage souterrain : l’arche se dévoile, l’ombre devient nuit. Elle ne dévoile rien de ce  qui s’est glissé par cette béance. Elle ne dit pas à  qui appartient la trace du pas qui s’efface. Le  tailleur de pierres, jongleur de basalte et de granit  qui l’a bâti  chante.
Est-ce par là que l’eau de Prades a enfin réussi à s’échapper ?
 
 
Quelques pommes clignent de l’œil sur un jardin endormi. Se laisser envahir de mélancolie devant un tas de bois aligné sous un toit de tôle…Porter  le regard au delà de la rivière, jusqu’à ces forêts qui réveillent des odeurs d’humidité et de cuisine enfumée.
 
 
Des pas, des bras, des mains…
Main sur la pierre, main dans la terre.
Main qui forge, qui tape, qui sculpte, qui caresse, qui écrit.
Quels mystères ont donc habité Prades ? Celui du démon emmuré dans les orgues de basalte ? Celui de  cette psalmodie récurrente que l’on entend les nuits de grand vent derrière le mur du cimetière ? Et qui est donc cette femme qui a suivi la ligne de chemin de fer et a disparu comme volatilisée ? Pourquoi voit-on les lumières de l’ancienne école s’allumer les nuits de la St Gall de Langeac ?
Que charrie donc l’Allier ???
 
Que racontent les pierres ?
Les pierres se taisent, se délitent. Elles signent le  temps qui, sur Prades, n’a pas d’emprise : il suffit de traverser l’Allier pour se jouer de millions d’années. Mais ni les orgues, ni les dents de cheval ne livreront leur  secret. Prades garde tous les autres derrière ses soupiraux, ses portes cadenassées et ses carreaux opaques.  
 
Prendre le rail : fer, bois, gravier. Gravier, bois, ferraille. Traverses, failles. Gravier concassé, dispersé, bleuté.
Là, trois cheveux d’herbe. Silence sur Prades. Seulement le bruit de l’eau. Encore l’eau. 
 
Prades-Porte22R.gif
Je n’ai pas besoin de « tocquer ». J’ai la clé. Je la glisse tête en bas. Je tâtonne. Je dois trouver l’endroit juste. En douceur. Je la tourne, à l’envers. Une fois, deux fois. Elle se refuse, elle grince. Ma main est sure. Déclic. Je tourne la poignée. Enfin une porte qui s’ouvre .Je traverse la pièce sombre. Je pousse les volets engourdis.
 
 
 
 
Le soleil se lève. Il éclaire les murs du clocher, de la chapelle, du cimetière. Je vois le chemin. Derrière la rivière, entre herbes folles et rochers, je vais grimper, passer de l’autre coté.Telle un oiseau, Prades au revoir… Je ne faisais que passer…


Geneviève


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Qu’y a-t-il sous la grange ?

La voûte de pierre encadre l’antre sombre, sur le dos du chemin velu, la porte grise semble garder un terrible secret, une cascade de lierre enserre l’angle du mur, part à l’assaut de la façade, le gouffre béant résonne comme un appel : viens petite, viens donc, fouineuse, aventureuse, baisses toi, entre donc…

 


La petite est entrée ; après l’obscurité ses yeux éblouis ont eu un temps à ne plus voir, puis les pommes mordorées sont apparues sur l’arbre, le bois sagement empilé sous les tôles luisantes attendait le feu, la souche attendait, résignée à être régulièrement assommée par les coups du merlin ; la petite cour tremblait d’avance de cette résonance scandée.

Un chemin semblait traverser la cour, la petite le pris.

 

C’est là que tout à coup, une ombre venue par derrière masqua la lumière, deux mains glaciales autour de son cou… elle n’eu le temps que de sentir cela, l’air devin râle, elle voyait à présent le tas de bois, les pommes, la souche, s’obscurcir, tourner autour d’elle en spirale infernale ; Elle chuta lourdement sur l’herbe froide, sa robe rouge fit une tache sanglante au milieu de la cour.

Etait-ce l’aube ? Une lueur mauve rosée titillait ses paupières, cinq ovales sombres entourés de petits carrés deux par deux entourés eux même de rectangles rompus, géométrie variable, agréable et douce. Où était elle, dans son lit ? Quelle voix allait la tirer du sommeil ? Etait-ce un jour d’école, une aube de vacances ? Elle s’étira encore, referma les paupières ; Dormir encore un peu, oublier ce cauchemar de la nuit.

 


Elle se leva d’un bond. Bien sûr, c’était le jour du départ pour la ville. Elle devait ce jour là partir avec sa mère à la ville de Langeac, elles iraient en voiture dans la vieille traction noire du voisin, puis à la gare elles attendraient le train qui les conduirait à Langogne, la gare serait pleine de monde, la fumée des locos, les cris des cheminots, les voyageurs endimanchés…



Voilà c’était fini, sa mère a refermé la lourde porte, caressé la poignée usée par les millions de mains, le bois patiné par la pluie, la neige et le vent. Elle a tourné la grosse clef dans la serrure, elle a un peu forcé, on ne la fermait jamais à clef.

Elles sont parties le dos courbé, les valises pesantes à la main. La traction noire du voisin attendait sur le chemin.

 

La petite s’est retournée une dernière fois. Adieu le pigeonnier fièrement campé au dessus de l’Allier, l’église, ses pierres ocres et roses, le cimetière paisible où le père est couché, les collines pelées au-delà du village,les rochers sombres le ciel profond.

La porte de la grange est demeuré fermée. Bien des années plus tard, la petite est revenue au village, devant cette même porte, elle a pleuré ses souvenirs de petite fille, son enfance oubliée ses parents disparus, le village se meurt, où son ses amis, les cris d’enfants ne résonnent plus dans les ruelles.

Bravant les cauchemars de l’enfance, elle est entrée dans le jardin… Les pommes sont toujours au pommier.

Liliane
 

 

Liliane 
Publié dans : D'après photo
Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 15:37

Consignes  :

Chacun choisit un mot. Les mots choisis vont être offerts à tous au signal de l'animateur. Chacun écrit, intégrant dans son texte, au fur et à mesure qu'ils sont donnés, les mots retenus. 

Voici les logorallyes obtenus : 

Discorde entre les stagiaires, ce matin.
Dommage, c’était un beau lieu. 
Je suis allée réfléchir dans la stèle de l’église. 
Rechargée en énergie positive je suis sortie sur la place. 
Une image m’est venue. 
C’était une étoile brillante comme un smothie. 
Mais c’était une traîtrise. 
Quel âne !!! 
J’étais en sueur de colère. 
Interrogative, je me suis demandé pourquoi cette traîtrise. 
Y avait il une raison ?

Mais rêvons encore, rêvons toujours, car c’est le sel de nos vies.
Exit nos soucis.
Vide de la tête, des autres.
 
L’ange bleu survole ma rivière à saumons argentés.
Tumulte des eaux , tumulte des cœurs.
 
Françoise 
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Discorde
 
Et ce fut la discorde dans le groupe. Tout s'écroulait dans ce beau lieu.
Des stalles s'érigeaient magnifiquement décorées, avec beaucoup d'énergie, de volonté et d'imagination.
Les images qu'elles représentaient étaient un peu mystérieuses pour nous; surtout cette étoile qui était peut-être celle qui guidait nos pas…
Mais rêvons un peu, laissons-nous partir dans ces temps anciens où les soucis ne devaient pas manquer, soucis pour vivre, se protéger, se chauffer : vivre, enfin, d'une manière décente…
 

Christiane


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Discorde entre les stagiaires, ce matin.
Dommage, c’était un beau lieu.
Je suis allée réfléchir dans la stèle de l’église.
Rechargée en énergie positive je suis sortie sur la place.
Une image m’est venue. C’était une étoile brillante comme un smothie.
Mais c’était une traîtrise.
Quel âne !!!
J’étais en sueur de colère.
Interrogative, je me suis demandé pourquoi cette traîtrise.Y avait il une raison ?
 
Mais rêvons encore, rêvons toujours, car c’est le sel de nos vies.
Exit nos soucis.
Vide de la tête, des autres.
 
L’ange bleu survole ma rivière à saumons argentés.
Tumulte des eaux, tumulte des cœurs.

Françoise (2)

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Discorde ! Embrouille ! Ce matin, rien ne va !

Les uns Baulieux, les autres Philippe.

Stalles, mortes, stage fouillis, qu’est-ce qu’on fait là ? Ecrire, voir, penser, être, énergie, force, couleur, direction, suite, exaspération, fuite, image, couleur, paysage, s’élever, illustrer, finir sa page, colorier, douter.

Etoile qui brille en haut du clocher, traîtrise des mots à double sens, des paroles que l’on ne maîtrise. Ane de Langeac qui es-tu ? Invention du groupe, âne si doux, sueur, labeur servitude, larmes, travail, ouvrier. Interrogative : qu’est-ce qu’on fait sur terre ? Travailleurs, travailleuses, place au soleil, plaisir, rêvons enfin de la patrie ! Osons nous dire merde, soucis à la poubelle, joie de vivre, vacances en 2cv. Nostalgie, vide de tout, se laisser emporter par l’envie, le vent, la force de l’eau, aller au fil de la vie, puiser à la source des anges et rencontrer celles et ceux qui peupleront les rivières de nos souvenirs âgés, tumulte des souvenirs comme des flots ombrageux de torrents.

Liliane

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Publié dans : Txt
Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 15:37

Les consignes :
 
Fragmentation de " Langeac " et de " Prades ": on utilise les lettres et les sons des mots pour recomposer d'autres mots. Recherche collective. Avec le lexique de ces mots, chacun continue à écrire à la suite de tout ou partie des lignes qui composent un pré-poème préalablement distribué à tous.
Lecture.
Puis une feuille de papier calque est posée sur le texte et chacun recopie seulement ce qu'il a écrit, aux mêmes emplacements. Une nouvelle forme naît, une nouvelle disposition du poème ainsi "extorqué", de nouveaux liens à lire... Lecture.
A partir de ce premier texte poétique plusieurs opérations de réécriture s'engagent. Deux feuilles de calque sont utilisées. On continue à nourrir l'écriture en puisant
- parmi les mots du lexique ,
- parmi les mots des bandes d'écriture (cf Farandole),
enfin, en reprenant en main le texte définitif (on déplace, on barre, on écrit encore...)
Lecture des textes. 

 
Le pré-poème : 

Au bord de


Dans lequel je vais flottant

Où rien ne me retiendra

Si je ne sais pas
Le parler


Mais les mots qui me sauveraient
Ont déjà glissé
Sur la pente de


Alors je les cherche ailleurs

Près de
Dans
Sous
Derrière
Devant
De l'autre côté
Au-dessous de
Au-dessus de


Les poèmes : 

 
 
Laissons
 
 
Laissons.
 
                                                               Laissons
                                     
Laissons
 
Pour monter dans    le wagon aux plumes d’Indiens
 
Voyageons.
 
Préférons les murs où s’étalent nos départs
 
Dessinons la cage aux poissons d’Allier
 
Tournons la clé
 
Ecoutons            la ligne mélodique de l’eau
 
Touchons la glace des ruisseaux
 
Appuyons-nous sur le grain de la page


Annette

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Carnet202.gif   

  Rage
 
  J'enrage.
 
  Pinocchio dans sa cage (alias Aline)
  
 
 
 
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Je suis eau bouillonnante
 
je suis sauvage, mangeuse de ruisseaux désœuvrés
 
à l’ombre du caillou
 
je suis couleur ombre et
lumière
 
je brasse la matière
 
silence ! 
 
Je suis lambeau, fragment de crucifixion
dans la poussière des siècles
 
sur la ligne de départ
 
la grille
 
la grille
 
la grille
 
l’ange, sur les lettres en relief
 
B.

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A la recherche des amours perdues
 
 
 
En longeant le canal
                           vers l'île d'amour
                           aucune trace des amours d'antan
       pas même un drap
 
                    je cherche….
 
sous la table aux fées
 
              dans le lac, toujours rien…
 
                                              alors je me dirige vers les quelques petites
portes ouvertes sur l'inconnu
 
                                 au grenier à sel
                                 à la place aux sabots
                                 dans la cérémonie des œufs
 
 
       les voilà !!, ils apparaissent tout doucement… là


Christiane

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Arrêts sur images
 
En rade
A Prades
                       
            Egale au flot désordonné
            La main sur le heurtoir du temps
 
Pour voyager à l’arrêt
Contraste
 
                        Dans la maladresse du trait
            Poser le gant
            Sur l’orgue torrentielle
            Sous le pont de feuillage
 
                        Trouver l’élan vers
Le Champ de rails
La glace sur la marelle
Les fontaines dérobées
L’île d’amour
Le Bleu des bleus

Geneviève
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Départ

 

Ce lac qui s’alanguit

Dans le fond du vallon

Agace le galant du camp

Belle, allons glaner dans les prés !

Dans le vent dans, dans la brume…

Sur les champs en terrasse.

Adieu ma famille, mon groupe, ma tribu !

Près de l’homme de Saugues,

Derrière le grenier à sel…

Le pas de l’âne nous conduit

Vers l’école de briques rouges,

Sous les voûtes de pierres noires,

La cloche abandonnée.

Plus loin sur la rivière…

Les orgues basaltiques. 



Liliane
Publié dans : Calque
Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 14:32

 

Prades-Falaise-17.jpg


Encore une fois, je me suis assise dans la barque du risque. Je crains et je m’acharne. Je vis dans les fracas et les secousses, redoutant les déflagrations de ma témérité. Le temps est venteux. J’ai revêtu ma robe d’écriture aux aspérités de croquis. J’ai boutonné toutes ses poches sur les tragédies qui l’encombrent. Je fais place nette pour vivre ce passage. Car il s’agit bien de cela : permettre l’irruption sur le grain de la page, la tombée du maillet de toutes les inexactitudes auxquelles je me rattache.
 
Prades me retient encore. Finirons-nous par admettre le dénuement ?

AP

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Aujourd'hui il ne pleut pas, il va neiger. Mais pour l'heure, le soleil brille. Les solides murs de pierre n'ont pas bougé ; mon préféré - celui qui est en face du cimetière - est à l'ombre, inchangé. La voie ferrée domine toujours de quelques mètres la route et le village. Les rues sont vides, je me reconnais.
Mais par centaines, par milliers, les perce-neige montrent le bout de leur nez, le temps passe et on va vers l'été ! En été, toute trace de notre passage en Haut-Allier sera effacée à tout jamais... Quoique ! Dans les soutes de la bibliothèque de Clermont-Fd, sur les rayonnages réservés qu dépôt légal, seront stockés deux exemplaires d'un Carnet de voyage de Prades à Langeac. Dans quelques années, si les petites souris ne les ont pas mangés, ils seront catalogués et mis à disposition du public. J'irai alors les regarder. Je verserai quelques larmes nostalgiques sur une page illustrée, plus sûrement encore sur la liste des auteurs. J'entends déjà hurler la sirène de l'hygromètre électronique qui détectera l'augmentation anormale du taux d'humidité. De puissants ventilateurs sècheront mes larmes. Il me restera à payer 50€  d'amende.
Ah ! Dans quelle galère me suis-je laissée entraîner...

Aline

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La photographie à Prades
 
Nos petites virées, pour une quête d'images photographiques, se font dans le vent
froid de ce mois de novembre.
Mais j'aime le vent, il me dynamise
Au fur et à mesure que la journée avance, remontent dans ma mémoire d'anciens savoirs que j'avais complètement oubliés. Ils ressurgissent tels des geysers; on dirait qu'ils m'apportent une énergie nouvelle.
Désapprendre pour pouvoir réapprendre….
 
Je pars, avide d'images, à la conquête du village.
La beauté des rochers qui le surplombent vient de leur fusion dévorante avec la nature. Leur émergence est brutale, sauvage et imposante au dessus des maisons.
 
La pierre, très poreuse, se teinte de rouge, de vert, de jaune et même de bleu.
 
L'atmosphère a quelque chose de désespérant. Ceci est sans doute dû aux volets clos des maisons inhabitées.

Christiane

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Récit de voyage
 
Départ d'une folle équipée à plusieurs en vue de réaliser un carnet de voyage, mon premier carnet de voyage !
       Angoisse de l'inconnu.
 
Arrivée dans la nuit à Prades après trois jours passés à la biennale du carnet de voyage à Clermont-Ferrand.
3 jours submergée par les images, les dessins, les couleurs, une impression de foule et de perte, envie de prendre ses jambes à son cou…
              mais aussi quelques petites portes ouvertes sur cet inconnu qui me fait tant peur face à mes incompétences.
       des dessins, de l'aquarelle et même un atelier d'écriture
              conception mais pas réalisation d'un mini carnet de voyage
 
tout cela m'étonne et, même, m'enchante

              je me découvre un peu, mais je suis terriblement terre à terre, empêtrée dans mon moi   comment me laisser aller, entrouvrir la porte de la fantaisie qui est en moi, cachée, inaccessible…

Christiane

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PRADES / RENCONTRE AU PAYS DES PORTES
 
L’ascension se fait lente. La 2cv grimpe tranquillement la vallée escarpée.
A l’horizon, une loupiotte. Il se fait tard.
Les autres sont déjà attablés au centre Ucpa.
De loin, derrière les carreaux trône la lumière orangée ; une crèche, un abri. Dehors, il glace. Entrons, laissons Prades s’endormir derrière ses volets fermés.
Demain le jour va se lever.
Lendemain : Prades s’éveille, à peine quelques persiennes s’entrouvrent.
Des maisons d’été ? Sans nul doute.
Sur le pont, un habitant revient son pain sous le bras. Il pleut. Il ne semble pas s’en inquiéter. Regard étonné à mon égard. Derrière moi , deux petits bonnets, un rouge, un bleu trottinent à côté de maman. Ca y est, ils ont disparu, se sont engouffrés dans la voiture, là-bas à droite du pont. De nouveau , le calme.
Si seulement la pluie s’arrêtait. Néanmoins , je continue ma déambulation.
J’emprunte ruelle après ruelle, attentive à toutes ces portes. Certaines sont datées, d’autres colorées. Toutes fermées sur un ailleurs plus hospitalier.
J’ai presqu’envie de les compter ; pour certaines, il me faut prendre un escalier.
Quand le volet est fermé, je frôle le seuil pour regarder.
M’apparaîssent alors le chardon bleu, le fer à cheval, le fer à cheval , promesse de
Bonheur.
Clairement, quelque fois le mot "bienvenue" accueillant.
Tristounet ! non peut être pas ?
Est-ce seulement moi grises comme les pierres croisées, celle des murets , celle de la lave levée telle une sentinelle, derrière le grand pont qui au fond barre la vallée ?
J’ai envie de zoomer en m’approchant.
M’attire alors une fenêtre au carreau cassé
J’y reviendrais.
Au second passage, le propriétaire vient m’accoster. Elle a quoi ma grange
que vous la photographiez ? je n’ai pas de mots pour répondre. Ils me restent dans le gosier.
Comment lui dire que je suis intriguée par ce carreau cassé en plein cœur et que j’ai envie de le photographier.
En résonance pour moi sans signification pour lui.
Alors à quoi bon m’expliquer ?
Haussement d’épaule. Il passe son chemin moi aussi. Deux mondes séparés.
 
Ne rien regretter. C’était une tentative de rencontre.
Pradois Pradais au fait comment dit-on ? j’aurais du me renseigner.
Le pont enjambe la rivière.  Ici elle n’est pas gelée.
A son bord, un vaste pré.
Ah oui je me souviens l’origine du nom : Large et vaste. J’aimerais le voir ce pré en été. J’ai du mal à l’imaginer, autre théâtre, à l’autre saison, celui des estivales, bondé sans nulle doute. Le soleil en plus, ça doit réchauffer.
 
La pluie cesse un instant, la nappe de brouillard au fond de la vallée donne envie de dessiner .
Est-ce utile ? Non. Seulement garder en soi l’image gravée sinon je vais la déflorer.
Prades. Sortie de village.
 
 
Autre lieu, autre temps.
Langeac bourgade
Peu inspirée.
La gare, le cœur.
La voie ferrée…
Choisir Langogne choisir Brioude ???
La gare imposante, imposée.
Cœur du trafic, des arrivées, des départs.
Autour comme une peau d’âne tous les passés,
Celui des dentellières, des couvents, des paravents, des vitrines.
Visites uniquement l’après-midi et sur rendez-vous.
Les saumons smolthés ont déserté l’ile d’amour.
Des boulistes, à pas lents comptent leurs points, vélos accoudés à l’arbre centenaire.
A l’office du tourisme, se distribuent les possibilités d’activité pour l’étranger.
Le fromager m’invite " j’entre, je goûte, j’achète. Ne brûlez pas les étapes. "   Sur le trottoir, il vient me chercher.
Pour éviter le reflet, je vais vous fermer le store.
Enfin un contact vrai !!!
Dos tourné, appareil photo en bandoulière, sourire aux lèvres, je m’en vais.
Il est à peine 15 heures.
Langeac – Montpellier va démarrer.

Françoise

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L’Allier a entraîné
Le smolté
Dans le gravier
A percuté
La barre rocheuse barrage
Bas-rage
Bas-rage
Rage le smolté
Dans le gravier
Figé le rocher
Plus respiré
Allier smolté

Françoise

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Sur le pont
On dirait trois hirondelles
Qui attendent le printemps
Vont-elles faire comme toi
Filer à tire d’aile ?

Françoise

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Le chat qui descend
L’escalier
Vers la rivière argentée.

Françoise

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Les mots qui t’ont fait basculer
Les mots qui tranchent
Qui dérangent
Les mots t’ont fait basculer
Au-delà du pont de PRADES.

Françoise

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S’écarter du ruisseau
Pour entendre l’oiseau s’égosiller
Trop de bruit l’Allier
Tu me saoules.
Je veux entendre le vol de l’oiseau
A regarder le fil de l’eau
Je vois se faufiler l’ombre noire
Se cogner au blanc du tumulte
A trop regarder le fil d’eau
Rejoindre le manteau noir
Qui se cogne à l’écume blanche en colère
L’écrit, l’écrit, l’écrit
Qui déchire le ventre de l’eau
Qui bouillonne jusque dans les tempes
Le cadran solaire de Langeac
S’est échappé de mon cahier
Tombé à terre, déchiré
Ramassé, rejoint le cahier
A trop regarder le fil de l’eau
Rejoindre la pierre noire
Au fond de l’eau
Rester rocher sans respirer
Sans s’effilocher
Le soleil argenté sur fil d’eau
M’apaise
A regarder l’eau
J’y invente ton visage–reflet.

Françoise

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Prades, départ.

Confluence des rivières ;

Allier, Seuge et les autres sans nom.

L’eau est partout, elle accueille, elle susurre, s’étale sur les gravières, lèche le pied des murs, bouillonne en torrents impétueux, se rejoint, s’enrichit et s’éloigne élargie sous le regard oblique et noir des orgues basaltiques.

 

 

Sainte Marie des Chazes, paisible chapelle oubliée dans son écrin de vallée brumeuse.

Champs en terrasses abandonnés, combien de mains, combien de corps ont souffert sur ces murs, liés à la terre courbés en deux, avant de se laisser emporter vers les villes oublieuses.

Combien de mariages célébrés sous ces pierres noires et roses, de baptêmes, de vies interrompues trop tôt ?

Nous chantons et dessinons sous les voûtes, groupe touriste intrus, incongru.

 

 

Le groupe est parfois pesant.

Besoin d’air, de lumière, Prades est grise

 

 

Pigeonnier inaccessible, ruelles oubliées, portes condamnées.

 

 

Frissonnement des monnaies du pape, sifflement du vent, chant de l’eau, bruissement du groupe.

 

 

L’école de briques rouges surplombe le village, la cloche abandonnée ne sonne plus, la récréation est silencieuse. Petites filles en blouse, garçons en sabots, où êtes-vous ?

 

 Liliane

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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 14:27

Consignes :

Ecrire un rapport de visite à Prades et à Langeac (façon Kafka !), tout en retraversant les textes écrits précédemment.


Rapports :

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Rapport de visite
 
Voyage à Prades et à Langeac
 __________
 
 
Carnet de voyage
 
Carnet de voyage, c’est le sujet au cœur du voyage.
Qu’est-ce qu’un carnet, sa conception, son histoire, sa composition (croquis, aquarelles, écriture, photos).
Au départ, la biennale du carnet de voyage de Clermont : choc, révélation, stupéfaction, multitude, foisonnement. Rencontres d’artistes, ateliers.
Fabrication d’un carnet individuel : cinq jours.
Fabrication d’un carnet collectif : trois semaines.
Un pari inconscient, un jeu, un défi ?
 
Prades et Langeac
 
Deux lieux, deux ambiances, deux mondes.
Prades occupe une gorge encaissée. Langeac s’épanouit dans un bassin d’effondrement.
Au centre l’Allier : à Prades, presque un torrent, à Langeac une rivière large à la douceur trompeuse.
Prades, village de montagnes aux maisons de basalte serrées aux pieds des falaises, le long de l’Allier. Maisons vides occupées quelques mois de l’année.
Beauté ancestrale, authentique. Vestiges. Trace rude, austère, grilles, passages fermés, écoles fermées, cimetière ouvert, monument aux morts fleuri, monde fini assumé.
Langeac, bourg de plaine, aux rues tortueuses. Aux maisons fermées définitivement. Campagne repoussée. Triage inutile. HLM inutile. Mairie équivoque, luxe ostentatoire. Faire comme la grande ville. Sonne faux et creux. Fin d’un monde, angoisse de l’avenir, énergie du désespoir.
 
 
Les gens
 
Prades, des vieux, des vieux paysans. Langeac, des vieux, des ouvriers vieux, des anciens commerçants, des anciens fonctionnaires, des vieilles, beaucoup de vieilles.
Un bonheur : la rencontre de l’institutrice à Prades, échanges émouvants, nostalgie.
Tristesse de la vieille dame de Langeac qui n’a pas pu rester dans son village parce qu’elle ne conduisait pas.
Ce matin, fromages de vaches de Chanteuges vendus au marché de Langeac.
Navets, choux, carottes cultivés à Prades, vendus à Langeac la « citadine ».
Enseigne extraordinaire : kebab langeadois ! Un clin d’œil ? Du second degré ?
Peut-être  un début de métissage amorcé par le ventre !
Toujours au marché, je photographie des fromages, parfaitement empilés. Pyramide ocre doux, odorante. Le vieux paysan qui avoue 82 ans rit, il se moque de moi et me fait la proposition coquine d’aller voir dans sa voiture, des photos prises à Brioude !!
Je croyais qu’on ne voyait ça que dans les quartiers mal famés de Marseille !
Encore une image d’Épinal qui s’efface.
Monde rural préservé, gentillesse naturelle, valeur morale, principes respectés : mon œil !!!
 
Axes de fer et d’eau
 
Deux lignes de passages, liens, lianes.
Le fer : la force, le génie des hommes, transformation de la nature. La plier, l’adapter.
Triage inutile, gares fermées, trains supprimés.
L’eau : la nature, source de vie, alliée d’espoir, indomptable.
Fer et eau, deux lignes de vie, deux lignes de fuite.
 
Jo


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Lors de nos visites, la sécurité des populations, et plus particulièrement des personnes âgées, a été notre préoccupation constante tout comme elle est celle du Consul et du Chapître. Que ces autorités soient ici remerciées pour leur soutien indéfectible.

Par son isolement géographique, le Haut-Allier est une fin du monde. Cette situation pourrait laissser espérer une protection passive efficace et peu onéreuse. Hélas, la route (étroite cependant) et le rail ont pénétré ce territoire : de la main d'oeuvre jeune s'est immédiatement infiltrée et a fait souche.
Malgré l'encaissement de la vallée et l'omniprésence de barres rocheuses, des informations non contrôlées atteignent les populations via les airs et les nouvelles technologies. Fait plus rare mais que nous avons pu repérer, des habitants de Prades communiquent directement avec le reste du monde. Ces délits rarement sanctionnés ont des effets particulièrement pervers sur les populations. Nous avons pu constater que de nombreux jeunes, attirés par des communiqués non gouvernementaux, se retrouvaient dans un camp fixe à Prades, l'UCPA. Nous avons appris par nos indicateurs que des canoës et des kayacs étaient mis à leur disposition pour fuir les forces de sécurité via l'Allier.

C'est ainsi que Langeac est à son tour touchée par la jeunesse. Les assauts sont généralement brefs, cette cité ayant su mettre en place une politique d'enlaidissement du centre ville et d'isolement du quartier de Valfleuri. Monsieur le Marquis nous a cependant signalé des mouvements frondeurs : celui des cafetiers qui prolongent indéfiniment leurs terrasses et leurs heures d'ouverture, celui des dentellières qui attirent dans leurs filets cette jeunesse déroutée, celui des cheminots qui lisent (sans doute, le plus redoutable).

Nous terminons ce rapport en proposant quelques mesures urgentes :
- le contrôle systématique et inopiné de tout individu de moins de 50 ans circulant sur le territoire
- l'arrêt immédiat de tout financement pour l'entretien des routes et de la voie ferrée
- la suppression de la gare de Langeac
- la canalisation de l'Allier et à terme, de tous ses affluents (Besque, Seuge,...)
- la mise à niveau du territoire par un comblement des vallées par le trop plein des montagnes
- si le budget le permet, la construction d'un mur, doublé d'un long fossé rempli d'eau où des saumons affamés se partageraient les carcasses des immigrants.

Aline

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Rapport de visite
 
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- Vous me ferez un rapport sur la ville et ses environs !
 
Huit jours plus tard dans le bureau du boss.
 
- Excursion terminée chef !
 
- Asseyez-vous m’a t-il dit en me présentant une boîte de marrons glacés. Je vous écoute !
 
- Langeac, Monsieur ! Est une cité médiévale flanquée d’une mairie prétentieuse, mais c’est un lieu idéal pour implanter notre nouveau complexe industriel... Des volets clos, des portes verrouillées, des maisons délaissées, par dizaines. De quoi loger un nombre considérable d’ouvriers. Les façades sont en pierres de pays, une pierre de construction, volée, il y a longtemps à la colline Saint-Roch à deux pas de la ville. Un coup de crépi là-dessus et tout aura l’air parfaitement neuf.
L’église, il y fait aussi noir que dans le cul d’un âne mais le bâtiment vaut le détour. La nef est d’une largeur surprenante. J’ai repéré une mise au tombeau surprenante. Une œuvre d’art. Après expertise nous pourrons en retirer une somme rondelette. La vendre à quelques collectionneurs américains.
Faites-moi confiance !
Certes il y fait un froid glacial, mais une fois bien isolée et repeinte, la collégiale deviendra une salle de réunion parfaite. Il faudra bien sûr brûler toutes ces boiseries démodées et ces sièges ridicules qui encombrent l’édifice, mais l’endroit est prometteur.
Aujourd’hui le tourisme vert et les amoureux de sensations fortes, font régner leur loi, mais tout cela n’est l’affaire que de quelques semaines. Les berges seront vite bétonnées pour permettre l’accès des camions et des marchandises que nous ferons circuler par voies fluviales.
Que vous dire encore ?
Vous donner une impression des langeadois. Ce sont des hommes pacifiques. Certains noms résonnent encore de sonorités polonaises ou italiennes. Ce sont là les descendants des mineurs et des cheminots venus trimer dans la vallée au 19ème siècle. La majorité des gens d’ici est de souche paysanne. Une bonne race, rustaude et travailleuse. La dernière catégorie me semble plus suspecte. Des gens venus d’ailleurs. Des étrangers aux mœurs libres, à la morale douteuse. Il faudra les surveiller !
Ah ! J’allais oublier de vous parler d’un petit village que j’ai longuement visité, Prades. Je n’y ai pas croisé âme qui vive, mais le site est exceptionnel. Un rocher de basalte surplombe l’Allier. Il est massif et audacieux. C’est là que nous installerons votre statue monumentale.
Croyez-moi vous vous sentirez très bien dans ce petit pays et nos affaires seront prospères.
 

B.

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Errance dans la ville de Langeac
 

 

Langeac, hôtel Abel, mardi 29 janvier 2008 14H 45.

Collines, trouées de ciel bleu, l’air sent la fumée, froid des marches sous mes fesses.

Où sont les autres, ma famille, mon groupe, ma tribu !

Pas d’eau au magasin « Tinel », j’ai soif, j’ai froid, j’ai sommeil !

 

Rendez-vous : 15h office de tourisme.

15h, il n’y a personne !

Ah ! Les voilà, elles arrivent des ruelles à droite, à gauche, de partout !

« Et de partout les rats sortirent de leur trou… »

     

Charles pas là, je dois lui rendre le polaroïd !

Fait le plein de doc. à l’office de tourisme, Christiane achète l’express, je dessine l’office, le cadran solaire.

- On va vers les quais ?

- Ok !        

 

Trouvé Charles et sa bande au café face à l’hôtel de ville.

Lafayette nous voilà !

 

Le grenier à sel…

Je dessine, Christiane photographie.

Un jeune homme arrive avec un enfant dans une poussette veut-il parler ? non, il a une sinusite, il est pressé, il nous dit tout de même qu’il travaille et vit à Langeac…MNS à la piscine… Pas assez de jeunes au Pays…

 

Rencontre avec la dame triste, elle habite Langeac faute de mieux… Si elle avait son permis et une voiture elle serait restée dans son village d’Alleyras. Elle va à l’ADMR pour voir « - ce qu’ils voudront bien lui donner !»

 

Sur le quai Voltaire, je parle à l’homme de Saugues.

« - l’eau de l’Allier vient de Langogne... Y’a point de saumons, ils n’aiment plus l’eau, y sont comme moi, y préfèrent le blanc cassis ! Autrefois, les anciens mangeaient du saumon tous les jours ! »

   

L’Allier, l’île d’Amour, rencontre avec Christelle, Cathy, Yvette et d’autres.

Passe à saumons, moulin du seigneur, le Béal, le pont japonais la pétanque… Deux chiens poilus dorment sur les blousons des joueurs…

Retour par l’avenue bordée de platanes, ancienne gendarmerie, trouvé protège gland de l’âne !


Liliane

Publié dans : Txt
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 15:50

Consignes : 

Ecrire en prolongement d'incipits de Victor Segalen.
Lecture de deux ou trois textes chacun (un à chaque tour de table).


Les incipits :

Ce n'est point au hasard que doit se dessiner le voyage...
Tout est prêt mais ai-je bien le droit de partir ?
L'indispensable petit dieu du voyage est un petit...
Pour devise, j'ai cherché des mots expressifs...
Le long séjour immobile, l'escale grise...
La femme, au lit du réel, peut tout d'abord...


Quelques suites :

Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage. Il faut d’abord rêver de l’ailleurs. Y penser longtemps. Attendre le surgissement des images, des couleurs, des sons. Eux seuls détermineront la destination. Rachel

Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage
Il se pose au moment qui s’impose 
Il se dessine derrière les barreaux d’une clairière obscure. Il arrive quand la fenêtre claque et que les carreaux s’effondrent dans un scintillement de reflets. 
Geneviève


Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage…
 

Il vient à point nommé répondre à une attente ; mettre une pause dans le linéaire de la vie, grimper une strate. Il faut le penser, le préparer, le choyer pour qu’il devienne un but et que son chemin le plus complet possible ne laisse rien dans l’ombre : de la vie des hommes, de l’histoire de la terre en ce lieu. Liliane


Ce n'est point au hasard que doit se dessiner le voyage...

Quoique ! En suivant mon âne, j'ai découvert mon pays. En chevauchant ton dromadaire, je rêverai le tien. En plongeant avec la tortue, je connaîtrai les abîmes. Aline

Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage…

Quoique ! En suivant mon âne, j'ai découvert mon pays. En chevauchant ton dromadaire, je rêverai le tien. En plongeant avec la tortue, je connaîtrai les abîmes. Aline

Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage…

et pourquoi pas ? Partir sans but, changer de voies, de vallées. Sans but, au gré des envies, des lassitudes. Se faire du bien avant tout, Vivre le moment présent. Jo

Ce n’est point au hasard que doit se dessiner le voyage.
C’est l ‘envie d’aller de découvertes en découvertes, l’œil grand ouvert, l’oreille attentive, le sens en éveil, à l’affût des autres, de l’autre dans un ailleurs imprécis. Françoise 

Tout est prêt mais ai-je bien le droit de partir ? Je me perds en vains atermoiements. Rachel

Tout est prêt mais ai-je bien le droit de partir…
et pourquoi pas ? Le frigo est garni, rien ne leur manquera. Les voisins sont prévenus. La discussion à table hier soir a provoqué une telle tension. Elle est palpable ce matin encore. Partir, une soupape de sécurité. Partir avant explosion. Jo

Tout est prêt mais ai-je bien le droit de partir ?

 M’autoriser à partir, m’offrir ce moment d’intimité, de liberté, oublier les contraintes et laisser derrière moi ceux qui m’accrochent et ce qui m’entravent. Oui il le faut question de survie ! Liliane

 

 

Tout est prêt mais ai-je bien le droit de partir ?
Je refuse de me poser cette question.
Je partirai, tu le sais bien, sans un regard pour ceux qui restent. B.

Tout est prêt mais ai-je le droit de partir…
Le droit je le prends, défonce toutes les barrières, levant tous les interdits, les arguments injustifiés, prétexte à l’immobilisme. Françoise 

L’indispensable petit Dieu du voyage est un petit pincement incisif, vif, dérangeant, virevoltant,  époustouflant, sautillant, aux couleurs de rêve et d’inattendu, régnant dans un capharnaüm d’illusions. Geneviève

L’indispensable petit dieu du voyage est... une petite voix qui te dit : vas-y tu peux le faire, grimpe, tu en as la force, tente, un 4 000 ça ne se refuse pas !
La voix dit : flâne, musarde, traîne, prend ton temps.
La petite voix est versatile, elle dit une chose et son contraire. Jo 


L’indispensable petit dieu du voyage est un petit malin. Il a su avant nous nos attentes, notre lassitude, notre désir, nos rêves, notre impatience d’horizons nouveaux. Rachel

L’indispensable petit dieu du voyage est un petit...
con. Réfléchis un instant.

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Aline 

L’indispensable petit dieu du voyage est un petit sac où je ne devrais mettre qu’une boussole, une gourde et de la poussière d’étoiles porte-bonheur. Françoise

 L’indispensable petit dieu du voyage
C’est un petit carnet de notes qui va recueillir tout au long de la route mes sensations, les images et les gens rencontrés, il sera le réceptacle secret, l’entonnoir, l’avaloir de toute cette épopée. Liliane

 

 

L'indispensable petit dieu du voyage est un petit ... non, un moyen ou même un gros appareil photo ; peu importe, mais c'est lui qui par la suite me permettra de prolonger le voyage, de retrouver la lumière du matin, les sensations d'apaisement du soir

       la solitude réparatrice
              le plaisir de marcher avec les autres
                    ou même les accès de colère face à l'injustice et l'intolérance.
Christiane


Pour devise, j’ai cherché des mots expressifs... J’aurais dû chercher des mots expressifs. Mais je n’aime pas les devises. Elles contredisent parfois les petites voix.
Je n’aime pas contredire ma petite voix. Jo

Pour devise j’ai cherché des mots expressifs et tendre afin de la convaincre, des mots  qui nous feront écrire au retour les émotions que nous aurons connues. Rachel

Pour devise j’ai cherché des mots expressifs
Orange , rouge orangé , pas jaune cru ni jaune pâle
Vert , vert mordoré et quelquefois vert mousse
ou vert tendre
Bleu, bleu turquoise, quelquefois bleu nuit.
Françoise
 

Pour devise j’ai choisi des mots expressifs…
Mots courts qui diront l’essentiel, le ressenti, les couleurs, les odeurs, les paroles. Mots juxtaposés point de longues phrases ni de prose élaborée, des mots jetés sur le papier qui viennent de la profondeur de moi.
  Liliane


 
Pour devise, j’ai cherché des mots expressifs
 

 

Devant tant d’inconnu, j’ai voulu nommer, identifier, reconnaître. Peu à peu j’ai laissé fuir, j’ai vidé mes poches et jetés mes papiers. B.

Le long séjour immobile, l’escale grise,
le plaisir des livres qu’on entasse sur le pays choisi. L’histoire que l’on invente d’un itinéraire imprévu et délicieux. Rachel
 
Le long séjour immobile, l’escale grise… a été un vrai bonheur. Repos obligatoire ! Amitiés, chaleur. Souvenir heureux de cette escale aux confins de l’angoisse. Jo

Le long séjour immobile, l'escale grise... avant le grand départ, celui qui nous attend ici ou ailleurs. Aline

Le long séjour immobile, l’escale grise sera du voyage
A balayer le plus vite possible du balai orangé
Françoise

Le long séjour immobile, l’escale grise.
Faut-il bouger pour voyager ? Le chemin des pensées dans la tête peut-il constituer un Voyage ? En extériorisant ses pensées profondes peut on s’affranchir de soi même ? Liliane 

Le long séjour immobile, l’escale grise
Je m’arrête. J’attends. Je respire et prends le temps. Je voudrais rester là. En ce lieu, recommencer ma vie. Mais je le sais trop bien, la halte est délicieuse parce que le départ est là. Dans un jour, une semaine, un mois, qu’importe, demain, je ne serai plus là. B.


La femme, au lit du réel, peut tout d'abord... le rejeter et rêver. Mais tu sauras, homme terrible, lui jeter à la gueule tes chaussettes sales et ton pull qui pue la sardine. Tu sauras d'une torniole la ramener à son devoir, à ton service et à tes bottes. Aline

La femme au lit du réel peut tout d’abord
en arrivant le premier jour, repérer le coiffeur « mixte », le traiteur et le pâtissier. S’accorder trois séances de remise en forme au centre de thalasso. Faire les soldes et le marché bio. Hummm !!!! Le voyage peut se poursuivre. Jo
 

La femme au lit du réel peut tout d’abord faire des objections, restreindre pour de basses questions pratiques un enthousiasme qui ne supporte plus de contradictions. Il faut alors la convaincre de tenter l’aventure. Rachel 
 
La femme au lit du réel peut tout d’abord
L’imaginer ou le réaliser au gré du temps
Au gré du vent.
Françoise


La femme au lit du réel peut tout d’abord servir de confidente…
Consoler, cicatriser une douleur, femme maternante, douce, amoureuse ou amante, femme consolante, excuse ou prétexte.S’endormir, se réveiller près d’elle, y vivre sa vie puiser la vie, semer la vie, s’affranchir enfin d’elle pour aller sur son propre chemin.
Liliane

 
 
 
 
Publié dans : Txt
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 14:19

 

Consignes :

A partir des notes prises lors de la promenade dans Langeac, remplir deux pages de bandes d'écriture.
Chacun à son tour choisit une bande qu'il lit, puis une seconde... ce qui constitue la farandole.

En petit groupe, lecture de l'ensemble des bandes puis recherche de ce qui représente Langeac et qui ne figure pas dans les bandes.

 

Les bandes :


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 Aline 
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Jo

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   Rachel

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Annette

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Babeth

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Geneviève

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 . . .
 
 



















































                                          





















Françoise

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Publié dans : Farandole
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 09:06

Consignes :

Lecture d'un extrait de L'équipée ou voyage au pays du réel de Victor Segalen.
Tracer de mémoire le trajet effectué dans la ville en notant les points forts.
Lecture du texte figurant sur ce tracé.

Tracés :

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Annette  

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Aline

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Françoise
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Publié dans : Trajet
Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 19:28
Les consignes : 
Fragmentation de « Langeac » /  de « Prades » : on utilise les lettres et les sons du mot pour recomposer d'autres mots. Recherche collective du lexique. Avec les mots retenus, chacun raconte une histoire qui se passe à Langeac.
Lecture des textes. 

Les lexiques : 
âne ange langes cage lac cale an âge gale gala gal nage céant né cane gland égal galant glané glane gel glas glace gêna géant canal anal lacé clan calage las élan cal lance gaec angle gant écala camp gens clé lent agace agasse 
pré près après pare rade rat dard sarde rase départ repas épars drap drape pesa ase sa harpe pas...


Les récits :

A Langeac, un ange géant, dans ses langes, jeta son gant dans la glace du canal.

Le glas lent annonçant la gale, agaça le galant qui dans son élan glana quelques gens à l’angle du camp ; et nageant dans le lac gêna l’âne de saint Gall qui céans dans sa cage se gelait le gland en écalant la ganse de la cane lasse.


Liliane

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L'âne et la cane lancent la clé. L'agasse aux anges la cale dans la cage. Le galant lance un gant au géant sur la glace du lac. Malgré son âge, un élan lace ses souliers.
Vraiment clean le gala de Langeac !

Aline

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Le gala
 
L’âne gêna le galant dans son élan
La glace du lac écala les pieds du géant
L’ange agacé langea sa gale
Les gens de Langeac lassés
Sonnèrent le glas définitif
Du gala de la saint Gal.
 
Jo

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Un âne nage vers Langeac. Lent, si lent… Il glane la clé du gal, géant galant qui gêna un jour l’ange des lieux. Installé sur son séant, l’âne lance la clé vers l’angle de la cage. La clé libère le glas : gala de cloches. Le gel et la glace ne sont que de mauvais souvenirs. Langeac reprend son élan.
L’âne sans âge sur l’Allier disparaît.

Geneviève

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A Prades, après le repas, cheveux épars, je pars. Pas question de laisser mon rat en rade dans le pré. Je le rase, je le sape, je le drape. Il se pare de sa harpe.
Départ !!!

Geneviève

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