Edito

Bonjour à tous !

Si vous avez envie de partager avec tous les stagiaires, tous les animateurs, tous les conseillers J&S, vos productions et vos émotions en Haut-Allier, ce blog est fait pour vous ! 
N'hésitez pas à me faire parvenir vos remarques et tout ce que vous souhaitez voir figurer ici !

A bientôt,
Aline
Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 18:39
Les consignes : 

Fragmentation de « Soleil » : on utilise les lettres et les sons du mot pour recomposer d'autres mots. Recherche collective du lexique. Chacun écrit une ode au soleil avec les mots retenus.
Lecture des textes. 

Le lexique : 

oeil sol sole saule soie soit soi sois hait haie ai sait es est isolé ilôt île lié lit lis lie lys li eau lot oh haut os aulx hausse seau sceau sot saut laisse helios ciel lé laid laie lait lai loi oie cil sil lisse lice hisse 
Panier (tiré par les cheveux) : oseille lauze oscille hélice


Les odes :

O soleil, tu es si haut que t'en es sot !
Tu scies mes os.
T'es laid, tu l'sais, j'te hais.
Tu hisses ton oeil du sol au ciel ;
et du ciel au sol, tu es la loi,
celle du Très-Haut, celle des plus sots.

Aline


 
Oh soleil haut
Œil isolé
Dans un ciel de soie
Tu scelles au sol le saule
Tu lisses l’eau et le lys
Hissé par Hélios
Tu sieds aux cils
Ose ! Liesse !
Olé

Rachel
 


Soleil
 
Toi qui hausses la soie du lait
Toi qu scelles le sol à l’aile
Toi qui lies l’œil au cil
Toi qui isoles l’os
Toi qui oscilles entre les saules des îles
Toi qui lis l’osier
Sois lisse.
Oh ! Sois ma lice de sel !
Sois le seau de mes lys
Et le silo du ciel.

Annette

Soleil

Hélios en liesse
Eole oscille
Ailes scellées,
Tu oses la lice
Sous le lai de lys.
Le sel du sol te sied
Les olés te hissent au ciel
 
Jo 

Oh tu es haut soleil
tu es comme un îlot dans le ciel
tu isoles comme de la soie
soit, tu es lié à Hélios
mais Eole avec ses ailes ose et te hisse
tu es l'eau du seau
ton sol en lauzes n'est pas laid
surtout s'il est lisse
le saule lit avec ton œil et tes cils oscillent
en selle !!!!

Christiane

O soleil
Toi qui te hausses
            Sous les lois d’Eole
Hisse   
            Les lices    
                        Du ciel
Ose
            La soie qui oscille
                        Dans la liesse   
                                                Des hélices
Ose le saut
            Celui qui isole
                        Sur les cils
                                                De l’eau
Sois le lys
Celui qui sait

Geneviève


Ode au soleil

 

 

Olé Soleil !

Sans ciller dans le ciel,

Ton œil se hisse en haut du silo,

Scelle les aulx du lot,

Lisse la haie de saules,

Isole l’eau de la seille

Et laisse le sol laid.

Seul Eole ose osciller l’osier de soie.


Liliane 


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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 18:20

Consignes :

Travail à partir d'un texte de Jean Tardieu (extrait de L'accent grave et l'accent aigu). Insérer son texte entre les vers au fur et à mesure de la dictée.
Barrer tout le texte de Tardieu.
Lire ce qui reste ! 

Texte de Jean Tardieu (avec zones d'insertion) :

La fin du poème

C'est la fin du poème
-
Epaisseur et transparence, lumière et misère : les jeux sont faits.
-
On avait commencé par la rime pour enfants
-
On avait cherché des ondes de choc, dans d'autres rythmes
-
On avait gardé le silence, ensuite murmuré
-
On cherchait à se rapprocher du bruit que fait le coeur quand on s'endort ou du battement des portes quand le vent souffle.
-
On croyait dire et on voulait se taire
-
Ou faire semblant de rire.
-
On voulait surtout sortir de notre corps, se répandre partout, grandir, grandir comme une ombre sur la montagne, sans se perdre, sans rien perdre.


Ce qui reste :

La fin du poème

et du travail de ce matin
Et zut, pour moi, c'est très mal parti
On avait continué par la gym pour les grands
On n'avait rien trouvé. Tout était amorti. Amorti, atone. Effacé. Triste et tristounet.
Evidemment un bébé avait braillé, les enfants avaient hurlé, les vaches avaient meuglé.
Et le vent avait soufflé, nos coeurs chaviré. Nous nous étions aimés.
On s'était déjà séparés. Je hurlais.
Mais je pleurais. Toi bien sûr, tu riais. Tu t'en étranglais.
On s'était dilués, on s'était évaporés.

Aline
 

La fin du poème
 
D’amour
Le temps est suspendu
Insouciante et pure
Plus sensuels, plus violents
Sur la beauté des courbes et des corps
Sur la lande et qu’on est à l’abri
Jouir encore mieux de ce moment unique
Eviter la gêne qui nous saisissait
De ce bonheur qu’on savait fugitif

Rachel
 
La fin du poème

Le temps s’est arrêté
Plus rien ne bouge
L’âme est au bord des lèvres
Une fraîcheur, un acide léger
D’autres césures, comme des danses latines
Quelque chose d’à peine audible
Presque un souffle
Ces cognements qui sont les miens
Mes intimes
 
L’immobilité nous prenait.
Où étions-nous nous-même ?

Rester vrai, au-delà de tous les pièges.

Annette


La fin du poème

C’est la fin du poème
Exit la douceur
Epaisseur et transparence,
Lumière et misères : les jeux sont faits.
Reste en rade ta flamme
On avait commencé par la r   pour enfant
Dans le chemin des douceurs en fleurs
On avait cherché des ondes de choc
Dans d’autres rythmes
Heurtés, dépassionnés
Repassionnés
On avait gardé le silence,
Ensuite murmurés
Des mots doux dans la tempête
On cherchait à se rapprocher
Du bruit que fait le cœur
Quand on s’endort ou des battements des portes
Quand le vent souffle
Mais l’apaisement s’est fait
Déchirement tout doucement
On croyait dire
Et on voulait se taire
Pour ne pas ébruiter
Les instants d’intimité
Ou faire semblant de rire
Mais les regards transperçaient
Inquisiteurs à l’affût
Du moindre souffle d’amour ou de haine
On voulait surtout sortir de son corps
Se répandre partout
Grandir comme une ombre
Sur la montagne,
Sans se perdre
Sans rien perdre,
Diamant taillé.

Françoise C.
 
La fin du poème
 
Rien ne sera dit
Rien ne sera dit
Rien ne sera dit
On ne le savait pas, c’était le début
Rien ne sera trouvé, rien ne sera dit
On ne le savait pas, tout était dit
A voix basse et sans couleur
Rien ne sera dit
Rien n’a été trouvé, rien n’a été dit
On criait pourtant
Rien ne sera dit
On a tout perdu, rien à dire.
 
Jo 
La fin du poème

Il est fini.
Tout est dit.
Je suis là, pantelante
je me couche 
c'est le début de la vie, tout se joue là, pendant l'enfance….
la confrontation avec d'autres musiques, nous fit décoller
nous voguions dans l'espace
abasourdis, nous étions là incrédules, puis nos esprits sont revenus la nuit était tombée;
nos oreilles aux aguets, étaient attentives, nous retenions nos souffles
c'était la confusion dans notre esprit tout s'envolait
comme il est difficile de se laisser aller, de se laisser parler…
aller de l'avant.

Christiane
 

C’est la fin du poème

Il est tard
Ce sont des jeux sans je
La rime des cimes 
Rimes, rythmes me poursuivent pour des « oui » et des  « non ». 
Je vais devoir mettre en rythme des rimes 
Crier, voir, entendre, respirer, haleter, renoncer
Blanc…l’image est belle dans ma tête
La meilleur chose : se taire au vent
Pour ne pas perdre quand le cœur bruite dans le souffle
Alors là, pas possible : perdre c’est vivre

La fin du poème

Poète, poésie, la fin de quoi ? Des haricots ?

Faits de quoi ?

De lumière, de misère, d’obscurité remontée…

Comme qui dirait un poème pas pensé qui rime avec des mots !

Rythmes et sons, une musique scandée, forte, amplifiée.

Chuchoté, susurré, chuinté, « silencieusé »

Boum, boum, clac, clac, sorte de vent qui bat.

Le silence enfin, parlait comme une voix

Eclatait en sanglot comme un éclat de verre, de joie, de vie !

 

 

Comme une plante qui grandit. 

Liliane

 

 

 

 

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